La « libération sexuelle » n’a pas eu lieu

A travers le débat sur le « sexe par surprise » dans l’affaire Assange, la « libération sexuelle » rencontre un nouvel écueil. Mais a-t-elle jamais eu lieu, au fait ?

Si l’affaire Assange a lancé des tas de discussions concernant le bien-fondé de l’action de Wikileaks, elle a aussi lancé celui du « sexe par surprise », avec cette question en ligne de mire : où commence le viol ?

Le quotidien Libération du 14 février 2011 a consacré deux pages à ce sujet, sous le titre « La nouvelle guerre de sexes », en s’appuyant sur le débat provoqué en Suède sur cette question. De manière spontanée, des centaines de femmes de tous âges ont témoigné anonymement sur Internet pour se dire, elles aussi, victimes de viol, sous des formes moins violentes que ce que l’on appelle ordinairement « viol » (par exemple, le fameux « sexe par surprise »). Autrement dit, ces femmes n’avaient pas eu, de prime abord, la sensation d’avoir été violée, mais s’en sont aperçues après coup, à la lumière du cas Assange.

Les hommes se plaignent d’être vus comme des violeurs

Toute l’ironie de la situation est l’étonnement dans lequel est plongée l’époque sur ces questions ; alors qu’elle croyait s’être à peu près débarrassé de l’embourbement sexuel grâce à la « révolution sexuelle », voilà que les malentendus entre les sexes refont surface. Les filles se plaignent de l’indélicatesse des hommes, et les hommes se plaignent d’être vus comme des violeurs.

Et si, finalement, rien n’avait changé, au fond, sur le front de la guerre des sexes ? C’est ce que semble dire un professeur interrogé par Libération : « ‘La culture sexuelle est restée très traditionnelle‘, estime le professeur de sciences sociales, Sven-Axel Månsson. Il observe une divergence’ entre l’arène publique – ‘où est menée une politique radicale en faveur de la parité‘ – et la sphère privée – ‘où finalement peu de choses ont changé‘. Il existe, dit-il, un silence dans la relation sexuelle‘.« 

Quoi ? Malgré le bruit depuis des dizaines d’années autour de la « révolution sexuelle », au sein d’un pays, la Suède, qui en a été la figure de proue, le dialogue sexuel serait toujours au point mort ? Les deux sexes ne se comprendraient pas mieux, sur ce plan-là, qu’il y a cinquante, cent, deux cent, deux mille ans ? Eh oui, peut-être que la « libération sexuelle », si elle a fourni quantités d’articles de journaux et de thèses,  n’aura été qu’un mouvement social, c’est-à-dire un mensonge ; qu’un progrès social, c’est-à-dire une stagnation. Mais reprenons en amont.

Bleus sur les cuisses, saignements, morsures… une nuit très « sexy » !

Voici le témoignage, cité par Libération, d’une femme se plaignant après-coup d’avoir été brutalisée lors d’une séance d’amour à trois : « L’auteure anonyme de ces lignes, postées sur le Net, ajoute qu’à l’époque elle avait simplement raconté à une amie qu’elle avait eu une relation à trois, et que ‘c’était sexy’. Elle ne lui avait pas dit ‘les bleus’ sur les cuisses et les bras, les morsures dans le cou et les saignements‘ la nuit aux toilettes. Elle considérait alors qu’elle n’avait que ce qu’elle méritait puisqu’elle n’avait pas dit non. La vérité, écrit-elle aujourd’hui, c’est qu’elle n’a pas refusé de peur de passer pour une fille difficile‘. »

On pourra voir dans le témoignage ci-dessus une illustration du complexe d’infériorité constitutif dont souffrent beaucoup de femmes par rapport aux hommes. Certain(e)s hurleront en lisant cette phrase, ce n’est pourtant pas un jugement de valeur, mais une observation qui ne donne un avantage décisif, en termes absolus, ni à un sexe ni à l’autre.

Pour clore d’emblée ce débat, voici un autre exemple tiré de Libération : « La journaliste Sonja Schwarzenberger, 30 ans, ancienne rédactrice en chef du magazine féministe Bang, témoigne dans le quotidien Svenska Dagbladet. Elle raconte pour la première fois comment un de ses ex a abusé d’elle, sans qu’elle ne réagisse, paralysée par le choc. Tellement triste d’être si petite et si ordinaire‘, écrit-elle. » Cette même femme dit aussi : «Plus souvent que je ne le souhaiterais, j’ai erré dans cette zone frontière entre ce qui est OK et ce qui ne l’est pas.»

Le pseudo-asservissement de la femme par l’homme

Une féministe de choc, rédactrice en chef de Bang, s’est donc sentie aussi impuissante qu’une petite fille dans les bras d’un homme, et à plusieurs reprises. Elle a agi contre sa volonté. Évidemment, on nous dira qu’il y a là une illustration de l’influence sociale pro-masculine ; mais il nous semble que la tyrannie du patriarcat, dans ses oripeaux sociaux, a plutôt diminué depuis 20, 30 ans. Or, à l’aune des témoignages ci-dessus, le progrès semble quasi-nul en termes de respect de la femme pour elle-même (puisque c’est de cela, aussi, qu’il s’agit). Il nous semble donc que l’argument-poncif sur un pseudo asservissement de la femme par l’homme n’est pas convaincant. Les torts sont forcément partagés.

Il est d’ailleurs question dans l’article de Libération de ce supposé écrasement des femmes par les hommes : « Sur Twitter, elle s’explique : le jour d’avant, elle avait eu un rapport anal avec l’homme en question. Quand il l’a réveillée le lendemain pour faire l’amour sans préservatif, elle n’a pas protesté, raconte-t-elle : puisqu’elle avait consenti la première fois, elle pensait avoir renoncé à «son droit à dire non». C’est incroyable d’être endoctrinée à ce point‘, tweete-t-elle. »

Le problème, lorsque l’on parle « d’endoctrinement », et plus généralement lorsque l’on se place dans une posture de victime consentante mais pas vraiment, c’est que cela est très difficilement vérifiable (tout comme une situation de « sexe par surprise » est très délicate à prouver). Il y aurait donc une doctrine anti-femmes ? Un complot ? Organisé par qui ? Par les hommes ? Lesquels ? Depuis quand ? Pourquoi tant de filles s’y adonnent-elles, alors qu’on dit « progresser » sur ce plan-là ? Pourquoi les magazines féminins sont remplis de ragots, de niaiseries et de recettes de cuisine ? On voit bien que rapidement, il est difficile de distinguer qui est le premier entre la poule et l’œuf, entre la présupposée domination masculine et la présupposée victimisation féminine, entre la supposée agressivité masculine et la supposée fragilité féminine.

La chimère de « l’épanouissement sexuel »

« L’entente sexuelle parfaite », l’épanouissement orgasmique que l’on vante dans les magazines n’existerait pas ? C’est à craindre ; on peut même dire que ça saute aux yeux. En général, à mesure que quelqu’un croit posséder son corps, son corps lui rappelle immédiatement que c’est lui qui domine la situation. Que c’est lui qui saigne, que c’est lui qui a mal. Et que la fille qui croyait régner sur son corps est peut-être incapable de l’écouter et préfère, plutôt que de le voir en face, parler d’une séance de sexe minable comme d’un moment « sexy », pour avoir bonne image auprès de ses amies en tant que personne sachant jouir purement et simplement, comme le veut l’époque, et surtout « sans se prendre la tête » et « sans tomber amoureuse ». Bonjour le casse-tête chinois.

Proposons une issue : ce qu’il se passe sûrement, c’est que la guerre des sexes fait toujours déjà rage, qu’elle n’évolue pas mais présente des visages et des costumes différents selon les époques ; et qu’à ce titre, l’intitulé de l’article de Libération (« La Nouvelle guerre des sexes ») fait déjà preuve de naïveté. Au contraire, on pourrait appeler « guerre des sexes » l’histoire des hommes tout court. Elle serait assez simple à schématiser : les hommes ont souvent une peur bleue des femmes parce qu’ils sont issus de leur maman, et que bien souvent ils tentent de combler cette infirmité par rapport à elles par la brutalité.

De leur côté, les femmes sont bien souvent des êtres de souffrances qui n’ont pas assez confiance en elles, cette posture à tendance masochiste les entraînant parfois sur des pentes qu’elles ne désirent pas vraiment. L’erreur ultime serait de souhaiter des assurances d’égalité parfaites et vérifiables dans l’absolu dans cette guerre des sexes. Ou de voir dans ce genre de considérations des tentatives de rabaissement qualitatif d’un sexe par rapport à l’autre. Mais que l’homme et la femme fasse définitivement la paix serait la pire chose qui puisse arriver, surtout concernant ce qu’il peut se passer sous une couette (ou ailleurs).

La femme, l’avenir pénal de l’homme ?

Chacun des deux sexes a ses atouts et ses désavantages, et c’est aux hommes et aux femmes intelligents, à l’écoute de leur corps, qu’il appartient de jouer de ces points forts et points faibles pour s’en tirer le mieux dans cette expérience mouvementée et remplie d’illusions que l’on appelle la vie. Une femme aboutie saura très bien dominer un homme en feignant d’être dominée ; un homme digne de ce nom pourra très bien remettre à sa place ses craintes enfantines de castration pour avoir une relation plus mûre, et à peu près dépassionnée dans son lieu de travail, avec les membres du beau sexe. Mais cela demande finesse, lucidité, écoute de soi, qualité qui, de toutes façons, n’apparaissent que très rarement réunies en une seule personne… Autrement dit : si la guerre des sexes aura toujours lieu, les libérations de la femme, des mœurs, et toutes les autres, n’auront jamais lieu (beaucoup de féministes confondent « libération de la femme » et « paix des sexes » ; c’est un mauvais combat, et même un faux combat).

Mais croire l’inverse, et avoir une compassion démesurée pour la femme, cela pourrait nous entraîner vers des solutions extrêmes. Si la Justice prend au mot et défend excessivement les femmes, pour justement se soulager la conscience de proposer un monde si injuste à leur égard, ne risque-t-on pas que la femme devienne l’avenir pénal de l’homme ? Souhaitons-nous, pour faire payer aux hommes deux millénaires de pseudo-tyrannie, les punir dès qu’ils se montreront un peu trop masculins dans leurs assauts ?

Les Petits, dernier roman de Christine Angot, montre l’une des dérives possibles à donner un crédit excessif à celle qui se vautre dans une posture de victime. Elle peut finir par délégitimer totalement son mari, le faire passer pour un type qui la bat depuis des années, et obtenir finalement la garde des enfants, alors que c’est surtout elle qui a fait couler le couple et entraîné le divorce (on songe également à l’affaire Outreau, où plusieurs personnes avaient été accusées, à tort, des pires crimes sur la base de dires d’enfants et d’une personne adulte mais pour le moins dérangée) ; en effet, beaucoup de femmes sont très efficaces pour se pourrir la vie sans l’aide de personne.

La doctrine à démonter, c’est celle du narcissisme stérile

Souvent femme varie, malhabile qui s’y fie ; finira-t-on bientôt en prison pour rappeler qu’au fond de toutes les femmes bat le coeur de Madame Bovary ? Faire passer les femmes pour ce qu’elles ne sont pas ne leur sera jamais avantageux. Cela tient aussi pour les hommes (nous le précisons pour ne pas passer en un centième de seconde pour un ignoble salopard macho, ce qui pend au nez de chaque homme par les temps qui courrent), qui ne sont pas toujours des immondes pervers violeurs, mais plus benoîtement des Charles Bovary ; c’est-à-dire qu’à côté des femmes, ils sont souvent lourds et pas assez attentifs, et ils comprennent rarement quelque chose à leur manière de jouir (comme le chantait Brassens, « Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s’emmerde en baisant »). Un partout, balle au centre.

Pour en revenir à « l’endoctrinement » qui conduit certaines femmes à agir au-delà de ce qu’elles souhaiteraient, s’il y en a un à dénoncer, c’est celui du commerce narcissique généralisé, du corps-objet, de la jouissance pour la jouissance, l’accession obligatoire et rapide au bonheur le plus limpide et complet, de l’optimisme béat, de la sexualité ravalée au sextoying, du mépris de son propre corps, de l’avilissement de celui-ci, de l’écrasement des singularités (ce qui mène aussi à une sorte de business sur le « bien-baiser », dominée par un cortège d’experts qui, apparemment, savent mieux faire jouir nos partenaires, sans les connaître, que nous). La vie sexuelle, dans sa nature même, n’est pas démocratique ; l’orgasme, encore moins. Que des personnes aveugles sur elles-mêmes, sur la santé de leur corps, finissent par souffrir physiquement de cet aveuglement, ce n’est que justice, et justice naturelle pourrait-on dire; c’est du reste la meilleure manière de les ramener dans le droit chemin, puisqu’on apprend surtout en souffrant, surtout dans son corps.

Si l’on n’accepte pas cela, c’est-à-dire la réalité dans ce qu’elle a, aussi, de cruelle (et pour cela, elle n’a nullement besoin de l’intervention d’homme machos et violents), on finira purement et simplement par supprimer les rapports sexuels tels qu’ils existent actuellement (plusieurs œuvres de science-fiction, comme THX 1138 de Georges Lucas, ont envisagé cette possibilité qui n’a rien de si délirante, surtout quand on peut entrevoir la possibilité que dans quelques dizaines années, la conception d’un être humain ne sera plus qu’une affaire technologique).

Du sexe sans matières grasses et sans odeurs

Comme dans beaucoup d’autres aspects du ressenti actuel, on souhaiterait le sexe sans matières grasses (dans tous les sens du terme). Un propos allant dans ce sens est d’ailleurs recueilli dans l’article de Libération, décidément très complet. « L’objectif ultime, s’il y en a un, serait de ‘se débarrasser du mauvais sexe pour ne garder que le meilleur’, résume la journaliste et critique de cinéma Johanna Koljonen. Elle revendique des rapports sûrs, sains, amusants et agréables, où l’on communique‘. », rapporte Libération. Doux rêve…

Ce qui est assez déstabilisant, c’est que la même femme qui aura couché avec des brutes sans vraiment le vouloir sera celle qui demandera ensuite, avec la même « honnêteté », du sexe « sûr, sain et agréable » (citation de Libé). Pardon, mais si elle s’est trompé sur ce qu’elle voulait vraiment la première fois, comment savoir si elle ne se trompe pas à nouveau ?… Que veulent les femmes ? – Freud lui-même a admis, paraît-il, ne pas savoir répondre à cette question…

Pour en revenir à la séparation entre un « bon » et un « mauvais » sexe, on pourra y voir une tentative de conceptualisation du problème, ce qui est bien plus facile que de voir la réalité en face, toujours ambiguë. De même quand l’on parle d’une « domination ancestrale des femmes par les hommes ». Le sexe avec ou sans mal. Avec le risque pris qu’en en retirant le mal, on en retire le mâle…

En tout cas, une récente étude a montré que des pratiques collant tout à fait au « bon sexe jouissif sans contrepartie moderne », comme l’inflation par exemple (pour utiliser la typologie Rachida Datienne), seraient aussi mauvaises pour la santé que de fumer des clopes. Ah, toi aussi, gâterie !… Toi aussi tu nous trahis dans notre quête de l’orgasme évangélique sans matières grasses…

Le sexe n’est qu’affaire de leurre et d’illusion, voilà l’énorme blague

Mais devrait-on voir quelque chose de surprenant à ce que la plupart des gens, sur les questions sexuelles, se trompent tout le temps ? Malheureusement, très peu de coïts se termine sur un pied d’égalité ; la plupart du temps, la femme, même si elle a fait l’amour de bon cœur, aura l’impression d’avoir été spoliée, au moins légèrement ; elle verra peut-être l’homme qui lui a fait l’amour comme ayant décroché la timbale et s’en tirant à bon compte.

De son côté, lui aura envie, en général, de s’éloigner, passer à autre chose, repartir en chasse, au moment même où la femme attendra de lui des tendresses davantage « sentimentales » (et la femme qui oserait se plaindre à son homme culpabilisera donc, comme vu dans le témoignage plus haut, de n’avoir pas été la fille avec qui l’on peut jouir « sans se prendre la tête », comme l’époque le lui dicte ; elle se plaindra donc, en général, sur une cause extra-sexuelle, justement pour ne pas éveiller de soupçons, voir à peu près n’importe quel film d’Hitchcock pour des applications concrètes).

Le sexe, dans la majorité des cas, n’est qu’une illusion et la jouissance qu’il procure n’est qu’un leurre ; voilà l’énorme blague, qui visiblement a du mal à être acceptée par la plupart des hommes qui persistent à vouloir faire l’amour à toutes les minettes du monde en croyant que cela fera d’eux des hommes, et aux filles d’avoir enfin l’orgasme-point-G-cilto-vaginalo-psycho-génial  pour enfin se dire avant de rendre leur dernier soupir : « C’est sûr, j’ai joui de la vie. »

La sexualité n’a d’intérêt que maîtrisée, utilisée. Être suspendu au plaisir qu’elle procure, c’est peut-être subir ce plaisir. Le sexe est jouissif ou destructeur, il faut le travailler, le dompter, parfois s’y brûler, parfois s’en passer, parfois s’y adonner, pour à peu près le maîtriser. En parler sur le Net ou à ses copains-copines est quasiment la preuve de notre échec à y parvenir, c’est pourquoi il faudrait ne pas trop prendre au pied de la lettre tous les lanceurs de « débats publics », surtout s’ils le font anonymement.

« On ne jouit bien qu’a contrario »

« Sur Twitter, Johanna Koljonen écrit que le pire, pour elle, c’est de se rendre compte qu’elle a été une mauvaise féministe qui n’a pas su fixer de limites‘. Une nouvelle révolution sexuelle est-elle en cours ? Si c’est le cas, analyse Johanna Koljonen, c’est une révolution intime, que nous menons contre nous-même.‘ »

Ce qui est étrange dans ce témoignage qui a l’immense mérite d’être honnête, c’est de dire avoir cru si longtemps à un autre type de révolution que la révolution personnelle. N’est-ce pas le seul type de révolution crédible ?

Et pour finir sur une note plus légère, rappelons ce quatrain souvent cité par Philippe Sollers :

« Nous naviguions sur l’Ontario,

Elle me détestait, moi aussi,

Nous jouîmes ensemble dans un cri,

On ne baise bien qu’a contrario. »

Crédit photo : Dr John2005 / Flickr.com

D’autres points de vue sur Retour d’actu. Et dans le même genre, notre époque dans sa relation étrange envers ses femmes, une étude du rapport entre la saga Twilight et ses lecteurs adultes,  et sur Facebook qui vous condamne à la soirée mondaine à perpétuité.

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