Equipe de France : les perspectives pour l’Euro

A la suite du tirage au sort des groupes de l’Euro 2012, Retour d’actu dresse les scénarios possibles pour l’Equipe de France en Pologne et en Ukraine… (oui oui, c’est très sérieux)

 

Bon, on est fixé. Ce sera l’Angleterre (le 11 juin), l’Ukraine (le 15) et la Suède (le 19). Et comme les prévisions sont très à la mode en matière de sport et notamment de football, Retour d’actu donne son point de vue. Si si, c’est très sérieux…

Scénario 1 : le plus probable

La France obtient un match nul très moyen contre l’Angleterre. Le niveau de jeu est consternant, le score final est de 0-0 (0-0 à la mi-temps). Laurent Blanc déclare à la fin du match qu’il faut du temps pour bien rentrer dans une compétition, et qu’il y a eu des choses positives dans le match. Il ajoute qu’il ne faut pas perdre de vue qu’il reste deux matches à jouer et qu’il faut se concentrer sur ces deux objectifs.

Au suivant, la France ouvre le score contre l’Ukraine à la soixante-treizième minute, à la suite d’un corner mal dégagé par la défense. Sept frappes sont nécessaires, mais ça rentre. C’est moche. En plus, l’Ukraine, dans un sursaut d’orgueil, arrache l’égalisation dans les arrêts de jeu sur penalty. Résultat des courses : la France a deux points au compteur après ses deux premiers matches. Les commentateurs soulignent « qu’elle a encore son destin entre les mains ».

Au troisième match, les Français marquent contre la Suède à la trente-sixième minute. C’est encore moche et en plus, c’est un but purement individuel, à la suite d’une perte de balle suédoise piteuse en milieu de terrain. Laurent Blanc fait alors sortir Gameiro -qui, dès le début du match, était titulaire avec Benzéma, soit un système à deux attaquants, un risque fou…- et le remplace par Diarra. Bref, les Bleus ferment la boutique. On assiste à un remake du football-défense produit contre le Brésil et le Portugal en 2006, Zidane en moins. Autant dire que ce n’est pas brillant. Mais à 1-0, la France tient ses cinq points. Elle est seconde de son groupe, donc qualifiée, et se retrouve contre l’Espagne en quart.

D’entrée de jeu, les Bleus encaissent un but d’Iniesta, sur une frappe splendide hors de la surface. Absence totale de réaction. Les Espagnols flanquent un second but aux Français en fin de première mi-temps. On attend une réaction en deuxième période. Qui ne vient pas. L’Espagne gère son avantage tranquillou et accède à la demi-finale. Laurent Blanc précise en fin de match qu’il est déçu, mais que les Bleus sont tombés sur une « grande équipe d’Espagne ». Il ajoute qu’il y aura nécessairement « des règlages à effectuer » avant la Coupe du Monde au Brésil. Et que, d’ailleurs, il faut désormais se concentrer sur les éliminatoires. Personne ne sait très bien si Blanc doit rester ou partir. En fait, personne ne sait plus très bien ce qu’il faut faire avec cette équipe de France.

Scénario 2 : le plus catastrophique (mais possible quand même)

La France prend très cher dès le premier tour. Le fourbe Anglais lui plante perfidement un but en début de match, puis un second, sur pénalty, en milieu de seconde mi-temps. Benzéma n’a pas un ballon à se mettre sous la dent. On attend beaucoup de l’entrée de Marvin Martin, mais on se rend compte que son rendement n’est pas aussi efficace que contre une hypothétique équipe est-européenne en match amical.

Les Bleus parviennent à tenir le nul contre l’Ukraine (0 à 0) tandis que la presse sportive française n’en finit pas de se lamenter et la presse sportive étrangère de se marrer. Un journal anglais titre : « Seriously ? » en montrant en Une une photo de Benzéma, entouré de quatre défenseurs au milieu de la surface de réparation, à sept mètres du ballon, sur un centre de Florent Malouda.

La presse étrangère se poile encore plus quand les Français encaissent deux pions face à une vaillante équipe de Suède. Un match qui n’est pas sans rappeler celui contre le Mexique en 2010. A la fin du match, Laurent Blanc annonce sobrement qu’il prend acte de la sanction en se retirant définitivement de la vie footballistique. On passe une petite annonce dans la presse pour lui trouver un remplaçant.

Scénario 3 : le plus surréaliste

La France pulvérise tous ses adversaires en poule. Benzéma, dans une forme olympique, a une occasion toutes les cinq minutes contre les Anglais. Il marque deux fois sur des passes impeccables de Malouda. Le trou est fait à la mi-temps, la France mène déjà 3 à 0, grâce à un but supplémentaire d’Adil Rami, sur une montée splendide. Le score est aggravé en seconde période. Rentré en cours de jeu, Loïc Rémy inscrit un but en retournée acrobatique depuis l’angle de la surface de réparation. Avant que Gameiro se fasse plaisir sur une reprise de volée. L’Equipe titre « France is back !!! » avec trois points d’exclamation, tandis que les journaux anglais n’en finissent plus d’insulter leurs joueurs : « Shame on you », « Inglorious bastards », etc…

Déception : les Français ne gagnent que 4 à 0 contre l’Ukraine, mais étrillent la Suède 6 à 0 avec une équipe bis (Laurent Blanc a fait tourner l’effectif). L’Italie, seconde du groupe C, rencontre les Bleus en quart et se prend une raclée de première. Dominée dans tous les compartiments du jeu, la Squadra encaisse trois pions. « Facile ! » titre L’Equipe, qui note qu’il y aurait facilement eu la place pour deux buts de plus avec un peu de chance, tandis que les journaux italiens font plutôt dans le Mamma Mia. « Qui arrêtera les Bleus ? » se demande la presse européenne.

Même refrain en demi-finale, en pire, contre la République Tchèque qui s’est vaillamment hissée jusque là, mais prend la plus grosse rouste de son histoire (7 à 1 : oui, il y a eu un péno contre les Bleus quand même, mais même au ralenti, on n’est pas certain qu’il y avait faute…). Finale contre l’Allemagne. Les Bleus gagnent 3 à 0 après un match fou. Ils finissent la compétition avec 28 buts marqués et un encaissé (et encore… mais on vient d’en parler). Michel Platini va les embrasser sur le terrain. La France est en délire. On défile sur les Champs Elysées pour célébrer la victoire.

Laurent Blanc est nommé ministre des Sports. Dans la foulée, les joueurs sont décorés de la légion d’honneur à l’Elysée par François Hollande, Président depuis quelques semaines. Le monde du football tremble : Lolo a annoncé que son prochain objectif était la Coupe du Monde.

Crédit photo : photolupi / Flickr

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D’autres délires (mais rares quand même…) sur Retour d’actu.

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2 Responses to Equipe de France : les perspectives pour l’Euro

  1. lemoldu says:

    Bel article sur le futur….c’est Doc qui sera content !
    Un autre scénario est que le premier match soit catastrophique face à l’Angleterre, vu l’entame on a ensuite plus rien à perdre et nous explosons l’Ukraine. Pour ensuite finir sur un nul probable contre la Suède qui nous qualifie bien sur…car on a peur de gagner.
    Et après ce sont des matchs de coupes et nous passons plus ou moins bien pour arriver soit en 1/2 soit en finale sans avoir vraiment montré du beau jeu…mais de l’efficacité…
    Par contre, je vous fait une remarque sur l’article : les commentaires anticipés de Blanc sont un plagiat manifeste de ses déclarations actuelles, c’est une honte de copier ainsi délibérément les propos d’une personne publique…;-)
    continuez à gratter un peu partout !

    • Ruddy V says:

      Oui, malheureusement, je n’ai pas la fameuse voiture de Doc Emmet Brown et de Marty McFly… Cet article reste donc du domaine de l’imaginaire !

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