Les raisons de vivre sans téléphone portable

Le témoignage d’un jeune parisien évitant d’acquérir un téléphone portable

Je ne nie pas l’utilité du téléphone portable, j’en use parfois et peux compter sur l’appareil de mes amis de temps à autre. Cependant, malgré l’apparente hypocrisie de ce propos, je persiste à n’en pas vouloir pour moi. J’ai possédé un portable six mois avant de me le faire lâchement voler. J’avais 26 ans. On m’a pressé d’acheter un portable à partir de la vingtaine. Lorsqu’il fallait expliquer pourquoi je n’en avais toujours pas, j’invoquais indifféremment le principe de liberté mais, à vrai dire, il ne m’a jamais vraiment convaincu moi-même. Je tâcherai donc d’expliquer dans ces lignes les raisons objectives et subjectives qui me tiennent éloigné du portable depuis longtemps. Elles tiennent finalement davantage d’un pressentiment que d’un choix raisonné, d’une préservation personnelle que d’un refus dogmatique.

Le refus de l’ «illimité», du «tout compris», de la «gratuité»

Le refus du portable est pour moi le symbole d’un non alignement à l’ « illimité », au « tout compris », à la « gratuité ». C’est un refus symbolique d’entrer dans un mode de consommation qui ne me plaît pas. On me rétorquera que ce mode de consommation est tellement répandu qu’il vous imprègne que vous le vouliez ou non de manière répétée et quotidienne. C’est absolument vrai et c’est pourquoi, mon refus du portable est plus une position symbolique que forcenée et militante. Il est une réponse et une résistance passive aux sollicitations commerciales qui nous entourent.

«Connecting people» est un slogan vendeur et attirant. Mais la communication que l’on vend est celle du bénéfice pour l’opérateur et celle de la quantité pour l’utilisateur (SMS illimités, deux mois gratuits, heures blanches, etc.). Cette prodigalité ne sert pas la qualité de la communication qui demande du temps, de l’attention et du contact personnels. Le portable peut minimiser l’attention portée à l’autre et à son propre environnement. Je ne fais pas de sécurité routière mais, d’expérience, je constate que la certitude de posséder un portable peut parfois nous pousser à être moins vigilant sur notre ponctualité ou nos obligations. L’attention désormais portée à l’autre n’est pas foncièrement altruiste et se limite bien souvent à des conversations tout à fait secondaires (« Je viens de sortir de mon rendez-vous, je suis dans le métro, j’arrive dans deux minutes. »).

Le portable veut faire oublier à l’homme sa solitude

Le portable rapproche certes les gens mais il efface les distances ontologiques. Si l’homme est « un animal politique »[1], il est surtout un « hérisson »[2] qui doit trouver la bonne distance pour se réchauffer auprès de ses congénères sans se faire piquer. L’instantanéité ne me comble pas, la proximité sans distance ne me satisfait pas.

L’humain est fondamentalement seul et lui faire oublier sa solitude par la captation de sa disponibilité ne lui rend pas service. La sphère privée n’est pas un château fort mais elle est une maison où il faut être invité avant d’entrer. Le portable entre sans être invité. Lorsque je suis chez moi, je suis disponible à ouvrir ma porte comme à répondre au téléphone, si je n’y suis pas c’est que je ne peux pas répondre car je suis occupé ailleurs… laissez un message. Il y a une simplicité si évidente qu’elle en est déconcertante. Je n’ai pas besoin d’instantanéité ; tout compte fait, je lui préfère le manque. La bourse elle-même a des horaires d’ouverture et de fermeture !

Effacer les distances et notre relation au temps

Le téléphone portable efface les distances tout en effaçant notre relation au temps. L’organisation et la prévoyance ne sont pas mon fort mais, à choisir, je préfère encore vivre dans la précipitation. Si je suis vraiment en retard à un rendez-vous, soit ! Qu’on m’en fasse le reproche et j’essaierai d’être ponctuel ! À l’inverse, si la personne que j’attends n’arrive pas, je comprendrai de facto l’absence de la personne comme l’annulation du rendez-vous. Ce n’est pas plus difficile.

Mais, me dira-t-on, comment être prévenu en cas de soirée improvisée ou d’incident grave ? Ma foi, concernant la soirée d’abord ; si on n’a pas réussi à me joindre c’est que je ne devais pas aller à cette soirée de toute façon… je prendrai sur moi. En cas d’incident arrivé à un proche ou à un passant dans la rue (on ne manque pas de me présenter ces deux cas de figure), je répondrais que si l’occasion se présente je serais bien embêté mais que je ne souhaite pas acheter un portable sur simple hypothèse, toute plausible qu’elle soit. D’autant plus que le monde est assez peuplé pour trouver une personne aidante pas trop loin.

Rendre un objet indispensable, une atteinte insidieuse à notre liberté

Le portable consomme de l’humain en captant sa disponibilité et en faisant intrusion dans sa sphère privée de manière intempestive. L’impossibilité d’accepter ou de refuser l’autre à venir partager sa sphère privée me dérange. On me dira qu’un portable s’éteint lorsqu’on ne veut pas être dérangé. C’est vrai que l’outil dépend de l’usage qu’on en fait ; le fait d’éteindre son portable montre une maîtrise salutaire de l’instrument… mais je ne crois pas que la finalité de l’instrument tel qu’il est conçu tende à mettre à distance l’utilisateur. Je crois au contraire, que les opérateurs essaie de manière affichée de réduire l’indépendance de l’utilisateur vis-à-vis de son appareil en rendant ce dernier toujours plus indispensable et pratique (internet, appareil photo et toutes autres sortes de nouvelles applications). Dans un sens, je crois que l’on porte ici atteinte insidieusement à la liberté des personnes même si le mot est bien grand pour un phénomène si répandu. Rendre quelque objet indispensable correspond plus ou moins à une volonté d’asservissement de son utilisateur. L’exemple de la drogue et de l’addiction qu’elle provoque est bien trop connu pour que je le reprenne ici.

Flatter les consommateurs pour mieux les asservir

Le portable est aussi consommation de marchandise (le coltan génère une rébellion sanglante au Congo si on en croit le documentaire Du sang dans nos portables). Cette boîte toujours plus performante qu’on nous presse d’acheter se vend sous de multiples masques imposteurs : publicités colorées, amicales, joviales, familiales, claniques… On fait du portable l’instrument des possibles et de l’ego. Je n’y crois pas, certain que nous sommes limités et que la vie parfaite qu’on nous promet est un leurre. Je ne suis pas d’avis non plus que la vie sociale puisse être exclusivement centrée sur soi et sur son groupe. La vie est aussi une tension exigeante vers l’autre. On ment honteusement aux consommateurs que l’on flatte pour mieux asservir. Le portable n’est qu’un objet parmi d’autres dans l’arène publicitaire et commerciale mais il en cristallise tous les défauts. Il m’apparaît comme le prototype de l’objet rendu indispensable, de la confusion travaillée entre besoin nécessaire et besoin superflu.

En ne prenant pas de portable je me préserve enfin et surtout de moi-même car ayant eu un portable, je sais quelle consommation intempestive peut me prendre malgré moi : coups de fils instinctifs ou inutiles, attente de texto … je me suis trop reposé sur cette machine jusqu’à ne plus m’y reconnaître. Je sais combien on attend parfois certains coups de fil désespérément (mots doux ou informations importantes). J’ai pu me sentir dominé par cette attente et je veux éviter d’y replonger. Les mots doux, je continue de les attendre finalement par d’autres médias et les informations, j’essaie de les prévenir.

Un jour, je serai probablement obligé de reprendre un abonnement. Cela me convient car il faut vivre avec son temps ; pourtant je saurai qu’alors j’aurai perdu une bataille importante.

[1] Aristote (~ 325-323 av. J.C.), Les Politiques, Livre I, chapitre 2, 1253 a 8 – 1253 a 19. [2] Arthur Schopenhauer (1851), Parerga et Paralipomena.

Crédit photo : Bods / Flickr

D’autres points de vue sur Retour d’actu, dont ce papier concernant les techniques des prestataires en téléphonie pour vous soutirer quelques euros de plus.

Digg This
Reddit This
Stumble Now!
Buzz This
Vote on DZone
Share on Facebook
Bookmark this on Delicious
Kick It on DotNetKicks.com
Shout it
Share on LinkedIn
Bookmark this on Technorati
Post on Twitter
Google Buzz (aka. Google Reader)
This entry was posted in Nos points de vue and tagged , , , , , , . Bookmark the permalink.

15 Responses to Les raisons de vivre sans téléphone portable

  1. Mina says:

    Je suis arrivée sur cette page en recherchant les raisons de ne plus avoir de portable et je dois dire que vous m’avez convaincue. Je partage à 200% vos arguments, votre analyse est très juste. Continuez de résister. Félicitations. Pour ma part je commence réellement à considérer la résiliation de mon abonnement…

    • Ruddy V says:

      Eh bien merci beaucoup !

      • Hilou says:

        Merci merci merci (mille fois merci)

        Jeune homme (24 ans ) je me retrouve tout a fait dans vos arguments mais malheureusement ….Je suis passé du côté obscur du réseau il ya deux semaines et j’ai deja envie de le jeter. Comme disait l’autre ‘résiste prouve que tu existes’

        • Ruddy V says:

          Ah la pression sociale… je vous rassure, j’ai un portable aussi, et depuis longtemps. Il faudrait que je prenne des leçons auprès de mon collègue qui a écrit cet article ! Merci pour votre réaction.

  2. missbliss says:

    Bonjour,

    cet article date un peu, mais je suis tombée dessus en cherchant moi aussi des arguments pour me défendre! Oui, pour me défendre des propos intolérants de mon entourage. J’ai résilié mon contrat en janvier après plus de 11 ans d’addiction. Je dois aujourd’hui sans cesse me justifier et je suis victime de critiques qui me heurtent profondément. Alors que je ne suis pas là pour faire de la propagande anti-portable. Je souhaite juste vivre en accord avec mes convictions. Cet article va m’aider, je vais l’imprimer et le mettre sous le nez de mes détracteurs, puisqu’il résume tout à fait l’idée que j’ai de l’utilisation du portable.

    Merci!

  3. yeah says:

    Merci pour cet article. J’ai moi même arrêté mon forfait il y a un an en choisissant une solution de désintoxication par l’achat d’une carte ou je n’achetais « que » des textos ! Il faut y aller pas à pas car après 17 ans de téléphones portables constamment dans la poche, le sevrage n’est pas si facile, mais tellement agréable. Aujourd’hui je ne prend plus du tout mon portable. Je n’ai pas rechargé en points sms depuis deux mois et la vie est encore plus belle. J’ai réellement le sentiment de vivre avec le temps qu’il fait et l’heure qu’il est. Fini les attentes et les regards en coin sur le portable posé sur la table basse avec cette petite pensée « mais vas y sonne !! montre moi que je ne suis pas seul ». Fini l’urgence, le speed, être partout tout le temps, vouloir tout savoir, tout connaitre, ne rien louper au risque d’être has been !! torture !! Adieu les faux amis (car les vrais trouvent toujours un moyen de vous joindre, email, phone fixe), adieu les « réponses immédiates » à ma question en allant sur google dans le métro. J’ai d’ailleurs mis mes mains dans un dictionnaire (la semaine dernière car j’avais la flemme de rallumer l’ordi attendre qu’il soit prêt à l’usage, allumer mon navigateur et taper dans google le mot que je ne comprenais pas dans un livre que je lisais) et c’était assez bluffant d’avoir dans les mains un outil de cette puissance. J’ai lâché le bouquin et j’ai passé une demi heure la tête dans le dico. Agréable :)
    Tout n’est pas si facile tous le jours. Mais marcher dans la rue sans but en étant sur que personne ne peut me couper dans ma philo de comptoir est un plaisir de grande qualité.
    Mais le plus important c’est qu’avec moins de temps passer sur mes relations téléphoniques et tout ce que cela engendre (sorties, dépenses, alcools, fatigue,…) j’ai plus de temps de qualité, et ça…

    …C’est très très bon.

    Adieu machine, bonjour esprit.

    Yeah

  4. Patrick says:

    Bonjour,

    Je suis moi aussi tombé par hasard sur ton blog, en ayant tapé la formule pleine de sagesse ‘vivre sans mobile’ dans le moteur de recherche de mon navigateur.
    Alors que je croyais devoir prendre la décision de changer de portable, j’ai été éclairé et avisé de quantifier mon besoin réel en mobilité. J’ai donc consigné dans une feuille excel, les fonctions qui me sont réellement indispensables et leurs fréquences mensuelles hebdomadaire et quotidienne. Possédant jusqu’alors un iPhone, j’en suis arrivé à la conclusion que je n’en avais pratiquement pas l’utilité autrement que pour répondre à des appels ou sms urgents de ma femme ou de mes filles nées d’un premier mariage. Je dois avouer qu’un séjour de deux semaines à Cuba à contribué à cette diète électronique et j’ai pu apprécier une certaine quiétude et savourer ma disponibilité pour les autres.
    Merci pour cette analyse constructive.

  5. mafalda says:

    Bel argumentaire que je n’ai pas pu éprouver dans toute ses nuances : avant / après, avec / sans puisque je n’en ai jamais eu et pense ne jamais en avoir.
    On veut me joindre : j’ai un fixe.
    Si je ne suis pas près de mon fixe, c’est que je fais autre chose.
    Si je fais autre chose, c’est que je n’ai pas de temps à passer à discuter.
    Pour ce qui est du caractère « urgences » : je fais comme avant!

  6. ryu says:

    Super texte et échanges très intéressants de vous tous. Pour ma part, ce qui m’agace au plus haut point c’est surtout cette fameuse notion de « l’illimité » (tu en parles très bien dans ton texte)!! Aujourd’hui, elle est omniprésente: informations, Internet, textos, communications, applications, téléchargements, musique, films, télévision… mais aussi restaurants (« à volonté »), « amis » virtuels et j’en passe… Quel gavage!! Je n’ai rien contre les nouvelles technologies (au contraire!) mais cet argument de l’illimité, de l’infini m’est insupportable. En jouant sur le « manque » qui nous constitue tous en partie (en tant que sujet) et sur la « peur de manquer » (qui est plus liée à l’insécurité de type matériel du fait du contexte économique), les industriels ont trouvé un très bon filon… Résistons, donc, sans pour autant jeter notre matériel par les fenêtres, mais en se fixant des limites raisonnables.

  7. zouhair says:

    Bonjour, c’est une très bonne analyse que vous avez faite là, c’est vrai que le portable a envahie la planète fessant de nous des personnes disponibles à souhait. Moi aussi cela fait pas mal de temps que je pense à me débarrassé de mon portable, car si l’avantage c’est d’être disponible, c’est aussi le problème…avoir toujours cet appareil sur soi qui peut sonner a toue moment, des fois cela est « casse pied ». En plus je pense qu’on peut facilement sans passer, même si les opérateurs de téléphonie on « créé » un besoin ont peut se désintoxiqués, sachant qu’a mon avis dans quelques années on nous annonceras que ça donne le cancer.

  8. Lambin says:

    Bonjour, je suis journaliste pour l’émission « 100% Mag » sur M6 et je me trouve très intéressée par cet article ainsi que toutes vos réactions. Je suis entrain de réaliser un reportage sur les personnes qui ont fait le choix de « déconnecter » : du portable, d’internet ou des tablettes numériques.
    Si vous êtes intéressé pour passer dans le reportage, ou connaissez quelqu’un susceptible de l’être, faites-moi signe ! Merci beaucoup !

  9. gene says:

    Ah ben ça alors !! Ainsi je ne serais pas la seule dans mon cas … et dire qu’on voudrait me faire croire le contraire dès lors que je donne un 04.73 … et non un 06… je ne sais quoi !!!
    Merci à tous !

  10. Aimy Boulet says:

    Bonjour,

    Je suis journaliste pour l’émission 100% Mag. Dans le cadre d’un reportage que je réalise sur les personnes qui ont renoncé à la technologie, je suis à la recherche d’une personne qui a décidé du jour au lendemain de ne plus utiliser son téléphone portable.
    Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à me contacter par mail ou par téléphone pour que l’on en discute.

    Merci,
    Aimy Boulet
    Journaliste M6
    01 45 72 29 27
    aimy.boulet@gmail.com

  11. mimi says:

    Bonjour à tous.

    Personellement j’ai 17 ans et je suis accro à mon téléphone portable (internet et twitter surtout) mais ca ne me dérange pas, cette addiction. Ok je suis tout le temps collée à mon téléphone, et alors ? Je suis heureuse avec mon addiction^^!

  12. exception says:

    Bonjour,

    Bien que j’aie plus de 3 ans de retard avec ma réponse je vais me permettre le commentaire qui suit :

    En recherche d’un forum de personnes n’ayant pas de téléphone mobile, je suis tombée sur cet article que j’ai trouvé très fouillé, et rassérénant. Ouf, d’autres pensent à peu près pareil que moi :) .

    Je n’ai jamais eu de portable, sauf un vieil appareil prêté il y a environ 6 mois quand mes deux parents âgés ont été hospitalisés l’un à la suite de l’autre et qu’il fallait gérer l’urgence en continu pendant une quinzaine de jours.
    Et j’ai détesté ça, et l’ai éteint dès que j’ai pu.

    En 1998 j’écrivais déjà un article sur le sujet (que je n’ai jamais publié). Depuis, je trouve que tout cela s’est fort aggravé. Le problème n’est plus que les gens ne respectent pas les autres pendant qu’ils sont en communication, comme il y a 15 ans. Le problème actuel, c’est que plus personne ne gère correctement son temps, ne planifie, ne respecte ses engagements, n’est fiable, ne se respecte. Excepté dans le cadre « d’obligations » travail, famille, etc., c’est l’anarchie dans les relations.
    Le GSM rend les gens tellement égoïstes et égocentrés. Les nez plongés dans les portables dans le métro donne une impression d’épidémie dévastatrice. On a l’impression d’avoir à faire à des automates. Il n’y a plus de choix possibles : on répond aux conditionnements de vérifier, de répondre, de parer au plus urgent, ou de fuir l’ennui ou la solitude dans les jeux ou applis.
    Le plus frappant, c’est l’absence totale d’empathie qui règne actuellement. Chacun est assoiffé des autres, des relations, mais dans un cadre totalement conditionné, comme des souris en cage. La véritable écoute, la compréhension, le respect ne font plus partie du monde des gens connectés. Cela fait très peur à voir.

    Mais je suis heureuse que, parmi les 99,7 % de gens qui ont un portable, il commence à y en avoir qui tombent de l’arbre et décident de faire sans.

    Si, de l’intérieur du problème, on peut choisir de s’en déconnecter, il y a de l’espoir.
    J’espère que le cauchemar social que nous vivons actuellement (et qui n’arrange rien aux problématiques mondiales actuelles), n’est qu’une passade de quelques dizaines d’années. Le GSM est apparu dans les années ’90. Espérons qu’il disparaîtra dans les années ’20. C’est en tout cas mon souhait.

    En fait, je ne suis pas « contre » l’objet en question. Et ce n’est pas forcément sa disparition que j’espère, mais peut-être faudrait-il songer à un apprentissage avant d’utiliser l’appareil, un peu comme on a le permis de conduire : l’homme a le don de faire des bons énormes dans les développements technologiques, et de rester terriblement sous-développé psychologiquement en étant incapable de les utiliser sainement.

    Le plus inquiétant à mes yeux, c’est que les plus réfractaires aux GSM, qui ont fini par en prendre un pour ne pas se désocialiser ou pour leur boulot, et qui, au début l’utilisaient un minimum, avec le temps, finissent malgré tout par faire pareil que tout le monde.

    Sinon, existe-t-il quelque part sur le net, un forum francophone, anglophone, hispanophone ou néerlandophone, de gens qui n’ont pas de GSM?

    Cela me ferait plaisir de pouvoir communiquer avec des gens qui ont décroché – ou qui n’en ont jamais eu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

* Copy This Password *

* Type Or Paste Password Here *

21 769 Spam Comments Blocked so far by Spam Free Wordpress

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>